Réciproque amour ...

Comment garantir la continuité et la croissance de l’amour ? comment garantir la présence continuelle du Ressuscité parmi nous ?
            En premier lieu, père Dario et mère Eusebia nous montrent l’icône de la lavande des pieds (Gv 13,12-17). Il s’agit de l’invitation de notre Seigneur et Maître au réciproque service, humble et sans aucun confort. En deuxième lieu ils nous proposent comme premier fondement de notre règle de vie le nouveau commandement de Jésus : « … aimés-vous comme je vous ai aimés… » (Gv 15,12). Jésus nous demande de donner la vie les uns pour les autres.
            La lavande des pieds et le nouveau commandement prolongent durant toute la vie le sens de la cène euchari-stique. C’est pourquoi dans les premières commu-nautés chrétiennes, aux temps des Pères de l’Eglise, de saint Eusebio, comme aux temps de père Dario et mère Eusebia, l’eucharistie et la charité sont étroitement unies.
            Lorsque Jésus donne le nouveau commandement, il se réfère spécifiquement à ses amis. C’est à eux qu’il demande de s’aimer les uns les autres comme il les a aimés. Les disciples, à leur tour, devront porter cet amour à tous les hommes, jusqu’aux extrêmes limites du monde.
            C’est ça  le secret de la  Cénobie de saint  Eusebio, le secret de l’esprit de famille vécu par les fondateurs : « … à partir de cela, tout le monde saura que vous êtes mes disciples, si vous vous aimerez les uns les autres comme je vous ai aimés… Père, que tous soient une seule chose comme nous, afin que le monde puisse croire…». L’accent est mis totalement sur la communion fraternelle source authentique de la mission. De ce principe l’absurdité de la division entre nous pour n’importe quelle raison. La seule façon de faire la communion est celle de se mettre au service les uns des autres. La première expression apostolique est la bonté de cœur entre nous. Cet amour nous fait peur parce qu’il est exigeant et concret. De cette charité évangélique vécue au sein de la communauté fleurisse ensuite la charité envers nos frères, particulièrement envers les souffrants et les derniers, ceux que personne ne veut.
            La communion fraternelle a la force de créer autour de soi des amis de Dieu, en chemin vers lui, n’importe pas où nous les rencontrons. Mais cette charité ne provient pas de notre seule bonté humaine, mais elle est don de Dieu,  œuvre de Dieu en nous. C’est l’amour même que Dieu repende dans nos cœurs par l’Esprit qui nous a été donné. Et c’est l’Esprit qui donne vitalité aux potentialités d’affection et de bonté universelles, qui existent déjà en nous tous.

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